Histoire du village

Histoire - LAMOURA selon Max Forestier-Maréchal - LAMOURA selon Adrien GAUTHIER - FIGURES LOCALES

HISTOIRE

L'étymologie du nom "Lamoura" est simple : il s'agit d'un nom arpitan (prononcé la "mour(a)" avec accent sur le "ou" et non sur le "a" final, presque atone) désignant un amas rocheux, une barre rocheuse. Le mot est à rapprocher de "moraine" (terme franco-provençal), de Lamure etc.. On note à Lamoura un lieu-dit "le bas des Meures" qui confirme cette étymologie. Tout rapprochement avec "Muire" est à exclure. (source : Wikipédia)

1735 : Un nommé Michaud du hameau des Thoramys est le premier à tailler des pierres pour les horlogers genevois sur un tour grossier
Vers 1770 : Messieurs Gauthier et Dalloz, lapidaires, font apprécier leurs produits à Paris 
1778 : Demande d’édification d’une paroisse, accordée par le roi en 1785
1815 : L’église de Lamoura est ouverte au culte
1839 : Les communes de Lamoura et de Lajoux se séparent de celle de Septmoncel
1840 : La mairie et l’école de garçons sont construites près de l’église
1841 : Une caserne de douaniers s’installe à la ferme du Pivot
1842 : Une citerne communale et une pompe à incendie sont installées près de l’église
1843 : Ouverture d’une double école, garçons et filles
1844 : Ouverture de l’école de la combe du lac qui fermera en 1945
1845 : 318 lapidaires (dont 211 femmes) pour une population de 813 habitants
1846 : Un facteur receveur se fixe à Lamoura
1901/1903 : Électrification du village par la société hydro-électrique de Lamoura
1907 : Apparition de la pierre synthétique
1909 : Création de l’Union Sportive de Lamoura par Fernand Michalet, instituteur
1911 : 201 lapidaires (dont 142 femmes), 7diamentaires, 4 marchands lapidaires pour une population de 677 habitants
1911/1913 : Un nouveau bâtiment réunit la mairie, l’école de garçons et le bureau de poste
1922 : Ouverture de la fromagerie des Selmembergs (fermée vers 1970)
1923 : Première crise annonçant le déclin du lapidaire. 86 lapidaires (dont 58 femmes), 5 marchands lapidaires pour une population de 530 habitants
1929/1930 : Crise économique mondiale
1930/1934 : Un réservoir, installé à la Vie du Lac, alimente trois bornes fontaines au village
1936 : Suppression de la douane de Lamoura et fermeture d’une classe
37 lapidaires (dont 23 femmes), 1 diamantaire, 3 négociants lapidaires pour une population de 333 habitants
1937 : La commune rachète à la société de Mijoux le réseau électrique existant et passe une convention avec la Mutuelle électrique du Haut-Jura
pour l’électrification des écarts de la Combe du Lac, la Chaux-Berthod et les Selmenbergs (Le Boulu et Le Pivot ne seront électrifiés qu’en 1964)
1957 : Délibération du Conseil Municipal faisant le choix du développement du tourisme
1958 : Ouverture de l’École des Neiges
1959 : Le réseau d’eau communal est relié au Syndicat du Lac des Rousses
7 lapidaires, 2 diamantaires pour une population de 240 habitants
1969 : Création des pistes de la Serra
1970 : Ouverture du Village de Vacances de Lamoura
1971 : Création de la piste des Auvernes
1975 : Réouverture d’une deuxième classe primaire
1986 : Création du Parc Naturel Régional du Haut-Jura
1987 : Construction d’une nouvelle école primaire

Informations issues de documents du CRDP de Besançon

LAMOURA selon Max Forestier-Maréchal

Suite à l’appel lancé dans la précédent numéro, concernant l’historique de notre village, Max Forestier-Maréchal , doyen des hommes natifs de Lamoura (1925), a souhaité témoigner de points d’histoire locale, afin qu’ils ne tombent pas dans l’oubli…
Vous trouverez ci-dessous des extraits de ces propos.
Nous lui adressons nos sincères remerciements pour la qualité et la précision des informations transmises  à travers ses écrits. 

LAMOURA

« Le sel était précieux, indispensable. Les cantons suisses étaient également très demandeurs. Des caravanes de chevaux et mulets partaient des salines de Lons le Saunier pour rejoindre la vallée de Joux en Suisse, en passant par les Selmenbergs, le Bas des Meures et la Combe du Lac. Au pied du crêt du Bruchet (maison Chevassus à l’Antoine) existait une auberge, vrai caravansérail! où pouvaient manger, boire et se reposer, les hommes et leurs animaux. Les tenanciers étaient réputés pour leurs salaisons de grande qualité (porc, chèvres, gibiers) qui nourrissaient les voyageurs et étaient vendues dans toute la région. La viande était conservée dans de grands saloirs creusés dans des blocs de calcaire. La viande, en dégorgeant dans le sel, donnait la saumure, qui était le conservateur. En patois, la saumure se disait la « muire ». Par extension la « mouire » désigna le saloir et ensuite le lieu où se trouvait les saloirs. L’emplacement prit le nom de « La Mouire » puis « La Meura » puis « La Moura ».
Lamoura, en un seul mot, fut employé dès la formation du chef-lieu de la commune. »

La Russie

« La grande prairie qui s’étend, grosso modo , de la route de la Chaux Bertod, derrière la maison David, au creux de la Borne au loup, jusqu’à la route des Éterpets, a pour nom officiel Le Lanchat ou Linchat. Au milieu et à mi-pente de la prairie, il y avait un grand bâtiment, une  ‘’ferme double‘’, deux fermes accolées par leur façade arrière, sous le même toit. La ferme et les propriétés côté route de la Chaux Bertod appartenaient à un propriétaire. L‘autre ferme et terrains côté route des Éterpets appartenaient à ma famille Forestier-Maréchal de la Chaux Berthod.
1815: la grande défaite des armées françaises. Les armées des monarchies d’Autriche , Prusse et Russie déferlèrent sur la France. Des régiments français firent retraite vers le Sud par les montagnes du Jura. Des contingents prussiens et russes partirent à leur poursuite en dévastant le Haut-Jura (les femmes, les filles et … les fromages trouvèrent refuge dans la grotte du Celary).
Les généraux russes et prussiens trouvèrent un endroit idéal pour l’établissement de leur camp de base: la grande cuvette que l’on continue encore d’appeler le Bas des Meures. Une ‘’ville’’ de tentes couvrit donc toutes les prairies du coin.
La guerre se terminait. La paix signée, les soldats envahisseurs firent retraite vers le Nord.
Pas tous...
Un jeune soldat russe déserta, se cacha, fut recueilli par le propriétaire de la ferme du Linchat, côté route de la Chaux Berthod. Il fut employé comme ouvrier agricole. Le pauvre était totalement illettré, son nom inaudible, mais il apprit bien vite le patois de la région. On l’appela donc tout simplement le Russe.
De son union avec la fille unique du fermier, naquit un petit garçon. On lui donna le prénom d’Honoré. Il avait une mère et un père: dans ce cas, il devait porter le nom de famille de son père. L’employé du curé de Septmoncel, devant un nom intranscriptible, sur le registre de l’état civil écrivit comme nom de famille: Au Russe. Honoré devint légalement, prénom : Honoré, nom : Au Russe.
Honoré Au Russe hérita de la propriété. Les voisins trouvèrent normal de donner le nom de Russie aux propriétés de Monsieur Honoré Au Russe.
On allait en Russie… La crête de la propriété devint le Crêt de Russie et le chemin y conduisant: le chemin de Russie.
C’est la véritable histoire que m’a raconté mon père. L’autre ferme et la propriété continuèrent à s’appeler Le Linchat.

Anecdote: Au milieu des années trente, l’ URSS était à son apogée et la France, avec le Front Populaire virait au « rouge ». Le propriétaire de la Russie était alors M. Eloi Gruet, agriculteur au village (face à l’entracte), militant communiste « de choc ». Ses deux grands garçons allèrent planter un mât à côté des restes de la ferme de Russie et hissèrent un grand drapeau rouge. Il flotta sur la terre de Russie jusqu’à la débâcle de 1940. »

De création toute récente, notre commune est née en 1839!

Lamoura

La très grande paroisse de Septmoncel était divisée en sections administratives. Tout le terroir actuel de Lamoura constituait la « section de la Chaux-Berthod ». Quand on parla de démembrer la paroisse de Septmoncel en créant des paroisses et des communes sur ses plusieurs sections administratives, il fut nécessaire d’ériger une église, un cimetière et une mairie pour constituer le Chef Lieu.
Pour la section de la Chaux Berthod, le curé de Septmoncel, avec l’argent des paroissiens, les dons et l’aide de l’évêché, choisit un emplacement le long de la route des Eterpets, partie plate, derrière la colonie de Saône et Loire, pour ériger église, cimetière, mairie : le nouveau chef-lieu de la commune de la Chaux Berthod.
La commune de Lamoura faillit bien ne pas exister … L’achat du terrain était encore chez le notaire quand « un miracle » se produisit in extrémis.  Un paroissien dévot fit gratuitement don d’un terrain sis à Lamoura, sous le crêt Cornier, pour y installer église, cure et cimetière. Le curé de Septmoncel n’hésita pas un instant. L’emplacement était plus judicieux. En plus de sa gratuité, le lieu était plus central pour le territoire, au croisement de plusieurs sorties et, protégé par le crêt Cornier,  à l’abri de la bise et des tempêtes. C’est ainsi que fut créé le chef-lieu de la commune de Lamoura qui ne s ‘écrivit depuis lors qu’en un seul mot, Lamoura.
Les habitants furent les lamouratis pendant un siècle et demi. Le nom de lamourantin n’est que fantaisie de « touriste » repris par les nouveaux habitants de Lamoura, sans même s’être renseignés auprès de la dernière poignée d’autochtones sur la vérité historique.
Pour résoudre la question, le maire en place fit un test référendum auprès de la nouvelle population de la commune, offrant plusieurs noms, sans même la proposition historique de lamouratis. C’est bien leur droit de choisir le nom sans la moindre polémique pour oublier la vérité historique!
Les habitants de la Combe du Lac s’appellent les Combalaquis, ceux de Tréchaumont, les Chaumoniers.

Le Linchat

C’est le pays des lanches ou lézines dans les montagnes: grandes failles ou trous dans les rochers. En français, on parle de dolines.
Depuis l’arrière de la maison David de la Borne aux loups jusqu’à l’usine du lapidaire Dalloz de Septmoncel, s’étendait une bande de roches calcaires, totalement à nu, sans la moindre végétation. Dans les pays des montagnes calcaires (Jura, Vercors), ces parties tabulaires dénudées portent le nom français de lapiaz.
Le calcaire étant soluble, la surface de ces lapiaz était sculptée par les eaux par de nombreux trous, gouffres ou dolines.
Seule la partie haute de ce lapiaz nous intéresse. Le calcaire de cette partie était d’une qualité exceptionnelle; dureté, texture, couleur. C’était une véritable carrière où l’on venait tailler les « pierres de taille » qui formaient les angles des quatre murs des maisons, l’encadrement des portes et fenêtres, les seuils…
Quand les évêques décidèrent de construire une cathédrale à St Claude, ils firent venir d’Italie une « armée de tailleurs de pierres », pour tailler sur place, dans ce beau calcaire du Linchat, aux dimensions voulues, les belles pierres de la cathédrale.
Les pierres ainsi découpées étaient chargées sur des traineaux, transportées sur les Hauts de Septmoncel - la Vie neuve par le chemin des Eterpets,  puis chargées sur des luges ou traineaux jusqu’à Montbrillant par le fameux chemin du Mont. C’était le seul accès possible au plateau de Septmoncel et à la Suisse. Cette piste sinueuse qui escaladait la crête, entre les gorges du Flumen et le cirque des Foules était très fréquentée et indispensable . A l’arrivée sur le plateau, plusieurs destinations : le chemin des Eterpets, la Chaux Berthod, la Suisse par la Combe sambine ou la Combe du Lac , les Rousses et la vallée de la Joux.
La première route carrossable entre St Claude et les  plateaux de Septmoncel/Les Rousses fut ordonnée par Napoléon 1er lors de ses guerres d’Italie. C’est l’actuelle route, dite « Napoléon »,  qui relie la Chaux Berthod à St Claude.
La carrière du Linchat s’épuisa peu à peu et fut abandonnée. Seul un petit coin à ciel ouvert, derrière la ferme Chevassus à l’Antoine fut sporadiquement exploité.
Vers le milieu des années 30, un vieux tailleur de pierres italien vint tailler des pierres à la demande, durant l’été. Son abri atelier était au bord du chemin, derrière la ferme Chevassus. Sur le reste du lapiaz, la mousse, les fougères, les buissons puis les arbres recouvrirent les dolines et la carrière disparut presque totalement.
Avec cette digression, il s’agit en fait  d’expliquer le lieu dit Les Eterpets.
En effet, la taille des pierres faisait beaucoup de déchets et d’éclats inutilisables. Il était nécessaire  de  les enlever pour pouvoir travailler. On les évacuait alors sur les terrains voisins.
Eterpir est un verbe patois signifiant épandre, répandre, semer, éparpiller. On éterpait donc les déchets de roches sur le terrain qui tout naturellement, prit le nom des « Eterpets ».
Les évêques voulurent récupérer ce terrain. Ils employèrent leurs serfs « corvéables à merci » pour le déblaiement des déchets rocheux afin de rendre les espaces aux pâturages.
En témoignent encore de nos jours les très nombreux tas de pierres, murgers et autres murs en pierres sèches dans ce coin des Eterpets. 

Le Boulu: rien de connu sur l’origine de ce mot.
Cependant, entre le chalet de la Frasse et la Darbella, existent un pâturage et un chalet appelés « Les Grands Boulus ». Les fermiers qui s’y « remuent » l’été, parlent simplement du Boulu. Il y a donc un Boulu à Lamoura et à Prémanon. Il serait sans doute utile de chercher dans ce sens et aux variations nombreuses des limites de la frontière. »

LAMOURA selon Adrien GAUTHIER

SOUVENIRS D’ENFANCE A LAMOURA

Monsieur Gauthier est né à Septmoncel en 1917.M. GAUTHIER
Son père Zénon Gauthier était natif de la Combe du Lac.
La famille d’Adrien Gauthier a habité à la Combe du Lac dans la ferme de son grand’père Eugène Gauthier (né en 1850) d’avril 1919 jusqu’en 1922.
Puis de 1922 à 1933 ils ont a habité au village dans l’immeuble de son oncle Jules Gauthier.
Avant 1890 (et la crise de la lapidairerie), à Lamoura on était naturellement cultivateur (avec 2 ou 3 vaches) et lapidaire. Mais à partir de cette date, cela n’était plus économiquement viable et les parents ne souhaitaient plus voir leurs enfants continuer ainsi. C’est pourquoi M. Gauthier a continué ses études après l’école primaire, à Champagnole à L’Ecole Primaire Supérieure où l’on préparait Les Arts et Métiers (ce qu’a fait son frère). Mais en 1933 (il a 16 ans), les diplômés des Arts et Métiers ne peuvent plus prétendre qu’à des emplois d’ouvriers ; il prépare donc l’Ecole Normale et devient instituteur . Il reste en poste 2 ans à Saint- Lupicin (avec l’instituteur qu’il avait eu à Lamoura).
Puis il sera militaire durant 2 ans et prisonnier pendant 5 ans. Après la guerre il revient 1 an instituteur à l’Ecole de la Grenette à Saint-Claude.
Il réussit le concours d’Inspecteur du Travail en 1946, poursuit sa carrière à Chalon sur Marne, puis Bourg en Bresse de 1947 à 1974, terminant Directeur Départemental du Travail, de la main d’œuvre et de la Formation professionnelle .
En 1946 il a épousé Renée David, fille de Léon David (conseiller municipal puis adjoint au maire de Lamoura). « C’était une artiste, qui écrivait de manière merveilleuse ».
Chaque année, Il est toujours revenu à Lamoura avec ses enfants dans un immeuble sis à Tréchaumont où ont vécu ses beaux- parents de 1921 à 1976.
Monsieur GAUTHIER revient avec émotion dans la salle de classe enfantine de l’école primaire de son enfance (actuellement la salle du Club).

A LA COMBE DU LAC

La famille de Monsieur Gauthier est venue s’installer à la Combe du Lac en avril 1919 dans la maison de son grand ‘père Eugène Gauthier (né en 1850) (actuellement chalet de La Serra).
Ils y sont restés jusqu’en 1922. Dans cette ferme à 2 corps étaient logées plusieurs familles : le grand’ père qui avait perdu son épouse en 1907, le frère de son père Charles Gauthier et sa famille qui exploitait   la ferme, son père et sa famille qui travaillait aussi comme lapidaire, soit 14 personnes.
Son premier souvenir d’enfance à la Combe du Lac est celui du jour où une vache était « tombée de la fièvre aphteuse ». En l’absence des grandes personnes, pour mieux voir ce qui se passait il était monté sur la table  et avait cassé le globe de la lampe à pétrole !!!
Souvenir d’essais infructueux de son père pour utiliser un moteur à essence destiné à actionner les meules des lapidaires. A cette époque l’électricité fournie par l’usine des Sept fontaines n’alimentait que le village et  une partie de Tréchaumont.
Souvenir encore de son père qui faisait du ski: la course Morez-Lamoura aller et retour et de sa mère qui lui donnait une orange au passage derrière la maison.
Souvenir de la ferme du Boulu (actuellement la ferme de Xavier Hugon) où il allait faire les foins chez sa tante. On fauchait alors de 4H à 9H du matin. C’est dans cette ferme qu’est né Jules Regad le père de l’actuel maire de Prémanon (Bernard Regad).
Souvenir de l’école de la Combe du Lac qu’il n’a pas fréquenté;  trop jeune, l’école n’était obligatoire qu’à partir de 6 ans; mais où il est rentré. Il se souvient des cartes pendues au mur.
Cette école construite en 1883 n’a pas reçu de subvention à cause de la salle de classe haute de 3m50 au lieu des 4m réglementaires !
Avant  la construction de cette  école les enfants de la Combe du Lac fréquentaient une autre école salle de classe installée dans une pièce d’une des fermes de la Combe du Lac. A mon grand regret je n’ai pu retrouver de quelle ferme il s’agissait. D’après Odette Gros-Piron cette salle de classe était installée avant 1883 dans la ferme de Charles Gros (ferme située à proximité de la pharmacie). Son grand père Eugène Gauthier (né en 1850) a fréquenté l’école dans les conditions indiquées ci-dessus de 1856 à1861. Après 1861 et jusqu’en 1881 il a rédigé chaque année un résumé relatif aux événements les plus marquants: date et importance des chutes de neige, date des semailles et la plantation des pommes de terre, date de la moisson et de la fenaison, date de la récolte des pommes de terre. Il signale les événements importants en les commentant (guerre de 1870-71, décès des personnalités de la région)...
Ainsi au 19ème siècle, en ayant fréquenté une école pendant seulement 5 ans, un enfant écrivait en parfait français sans faire de faute d’orthographe.
C’est René Gauthier, petit- fils de mon oncle Charles Gauthier qui détient ce précieux document dont j’ai conservé quelques extraits.

AU VILLAGE

A partir de 1922 et jusqu’en 1933 Monsieur Gauthier et sa famille sont venus habiter au village chez son oncle, le futur maire, qui vivait là avec la mère de sa femme et 2 de ses filles mariées. Le bâtiment (à droite de la mairie) était réparti en habitations et ateliers et bénéficiait de l’électricité.
La diamanterie qui avait occupé 15 à 20 ouvriers de 18880 à 1914, n’a pas repris son activité après la fin de la guerre en 1918. Les locaux ont été utilisés en appartements et atelier de  lapidairerie.
Le père de Monsieur Gauthier a installé un atelier spécialisé pour la préparation des bruts (sciage des blocs avec disques de cuivre diamantés). Il travaillait avec son frère pour le compte de la « Coopérative des ouvriers lapidaires » qui venait d’être créée à Septmoncel.
Marcel Gauthier, le gendre de Jules Gauthier a réinstallé dans ces locaux et seulement pour quelques années le matériel destiné au travail du diamant.

Souvenirs de 1922

Son institutrice Madame Benoit-Jeannin (dont le mari était lapidaire) faisait la classe enfantine dans l’actuelle salle du Club. Elle l’appelait le « petit Zénon ». La classe primaire se trouvait à côté (actuellement le magasin de sport). Un jour d’hiver, alors qu’il n’y avait que 3 élèves, Mme Benoit-Jeannin leur fit la classe dans sa cuisine.
Souvenir aussi de belles fleurs sur les fenêtres de l’école.

Souvenirs de 1926

Souvenir du 1er tracteur à déneiger avec un petit triangle devant et le grand triangle des chevaux derrière.
Avant on déneigeait avec les chevaux (une dizaine) qui tirait un grand triangle fait de plateaux de 6 cm d’épaisseur, fabriqué par le charron-forgeron.
On ne passait avec le chasse-neige seulement lorsqu’il y en avait 30 à 40 cm. On ne déneigeait que jusqu’au Pivot.
Mr Gauthier se revoit, monté sur la fenêtre, admirant le spectacle des chevaux qui avançaient avec de la neige jusqu’au poitrail.
Souvenirs aussi de sa fierté lorsqu’il est monté dans le tracteur jusqu’à  Clavières  et d’une composition française qu’il fit sur « le passage du tracteur », et d’un épisode où le chauffeur est resté bloqué dans un virage des  Selmembergs : il ne pouvait plus reculer à cause du grand triangle de l’arrière et il avait fallu aller chercher les chevaux pour décoincer le tracteur.
Souvenir  des barrières à neige du côté de Tréchaumont de 2m de haut sur 30m de long pour éviter les congères ;
Souvenirs des 2 tilleuls de l’école dont les enfants faisaient la cueillette.

LES SALLES DES FÊTES

Souvenirs de « choses qui lui ont été racontées »
Avant la première salle des fêtes on dansait dans les veillées avec un joueur d’accordéon.
La première salle des fêtes ou de danse s’appelait CASINO. Au centre du village il y avait une boulangerie tenue par Adine et Jules Michaud. Cette boulangerie jouxtait une salle de café -restaurant.
A côté se trouvait un bâtiment en bois de 7m sur 6m construit sur un socle en pierre (actuellement où habite Simone Dalloz). Le pignon était face à la route, il y avait une porte et 2 fenêtres. A l’intérieur se trouvait un piano mécanique.
Quand la boulangerie a fermé le piano s’est retrouvé à l’Hôtel Dalloz. Celui-ci fonctionnait avec 2 manivelles : 1 pour débiter les rouleaux, l’autre pour sélectionner le genre de danse. On payait 10cts en bronze pour chaque danse.
Après 1928, le piano disparaît : on utilise l’électricité pour amplifier le son des tourne-disques.

Entre 1922 et 1927

Il existe une salle publique. L’Union Sportive loue une salle  destinée à être utilisée comme salle des fêtes dans une partie inoccupée au rez- de- chaussée ouest de la diamanterie familiale des Gauthier.
L’Union sportive y organise des séances de cinéma. C’est le père de Mr Gauthier qui fait tourner l’appareil. L’Association est abonnée au « Cinéma Educateur », ce qui permet d’avoir des films moins chers. A l’époque, les films sont muets. Mr Gauthier se souvient de films catastrophes tel  « La maison de la Haine ». Les films arrivaient à la gare de Saint-Claude, le voiturier les remontait dans des sacs verts  qui contenaient 5 à 6 bobines. Avant la projection il fallait vérifier toutes les bobines, les rembobiner, recoller les films lorsqu’ils étaient cassés.
Une séance commençait par un petit film d’actualité, continuait par un grand film et se terminait par un comique. On payait 2 francs par adulte et 50cts par enfants. Mr Gauthier se souvient que sa mère lui gardait les pièces de 50cts dans un tube d’aspirine !
Ce cinéma était aussi utilisé pour une séance à Lajoux.
Mais la population diminuant les séances cessèrent.
On y organisait aussi d’autres représentations :
-On y a vu dans les années 25- 26 un prestigiditateur du nom de NOLBEL (alias Mr Leblond), qui mettait  sa femme dans un sac… Mr Gauthier se souvient encore de l’odeur de maquillage !
- L’Union sportive et les maîtres d’école y organisaient les « Arbres de Noël ».

En 1926, la Commune a acheté une « baraque ADRIAN » américaine qui avait été installée au Pays de Gex pendant la guerre.
Une partie fut placée là où se trouve actuellement La Maison Forestière et fut nommée « le garage noir ».
L’autre partie a été installée entre l’immeuble de la Coopérative d’Alimentation « L’Espérance » et l’immeuble Benoît-Gonin (maréchal- ferrant). A cet endroit était alors un potager.
Ce sont  les membres de l’Union Sportive qui , après leur travail  construisirent la nouvelle salle des fêtes. Sur un socle en béton, on assembla des cadres métalliques avec des boulons, on y vissa des tôles. A l’intérieur on fixa des parois en carton de 1cm d’épaisseur. Mr Gauthier se souvient de la tapisserie rose et du plafond blanc ainsi que de la scène fermée par un rideau. On y accédait par un escalier situé près de l’actuel Proxi.
Cette salle s’est avérée trop petite, on a décidé de l’agrandir pour faire des vestiaires et pour ceux qui ne dansaient pas on a aménagé «  la galerie des belles-mères ».
Les enfants se glissaient  sous le plancher et s’amusaient  à passer des carottes par les trous des nœuds du bois. Carottes que les danseurs sectionnaient  au passage pour le plus grand plaisir des petits garnements.
Au début le parquet en pin était un peu branlant et glissait mal, on le remplaça par un parquet en chêne. Avant les bals on cirait le parquet. En hiver, un fourneau chauffait la salle avant les séances et on enlevait  fourneau et tuyau pendant la séance.
On y aménagea une salle de cinéma.  Il s’y tenait aussi les séances des Arbres de Noël et les représentations du Théâtre ambulant de Franche-Comté. Ce dernier passait dans les villages avec des spectacles tels que « La porteuse de Pain », le Médecin des Pauvres ».
Seuls les parents y assistaient, les enfants regardaient  depuis l’extérieur.

A l’occasion de la fête locale de mai l’affluence pour les bals était telle que la salle s’avérait trop petite. A tel point qu’en 1927, 2 autres salles de bal furent organisées : l’une au préau de l’école situé près de l’église et l’autre dans la salle du Casino à côté de la Boulangerie Michaud.

LES FÊTES à LAMOURA

Le 1er dimanche de mai (ensuite le 3ème dimanche de ma)i  fête avec des manèges suivie le lundi d’une foire.
Foires: le 3ème lundi de mai et le 27 septembre, on y vend et achète bêtes et marchandises.
En plus des bals, du cinéma et différents spectacles, le jeu traditionnel de quilles rassemble  les Lamourantins.
Un jeu de quilles était installé derrière l’immeuble de la boulangerie.
Un autre jeu de quilles existait  à gauche de la route qui monte de la place centrale au Bruchet. Les curieux qui écartent les branches peuvent découvrir les murs qui limitaient l’espace nécessaire.
Pour les fêtes un gars de Mijoux venait avec sa table de roulette.

LES RUISSEAUX DE LA COMBE DU LAC

Extrait des cahiers de souvenirs de Mr Adrien GAUTHIER
Le lac de la « Combe du Lac » (ou de Lamoura) serait alimenté, si l’on s’en rapporte à la plupart des cartes existantes, par un ruisseau qui prendrait sa source au lieu-dit le «Bief Froid», face à l’ancienne caserne des douanes du Pivot. Cette idée est communément répandue et même des habitants de la commune de Lamoura pensent qu’il en est ainsi.
Pourtant il n’en est rien. Je connais la topographie de la Combe du Lac et je peux décrire sommairement le cours des ruisseaux qui coulent du lieu-dit le Bief Froid situé à 1200m d’altitude au Lac situé à 1150m.
La source du Bief Froid naît au pied d’une roche face à la maison du « Pivot » où habitent actuellement la mère des enfants Chevassus et sa fille Mado.

1)  Un petit ruisseau né de la source traverse perpendiculairement la combe sur environ 100mètres et s’écoule dans une doline (petite dépression formée dans les régions à relief karstique). Une scierie construite au 17ème ou 18ème siècle avait utilisé cette particularité géographique et les ruines de cette construction sont encore visibles actuellement. A ma connaissance cette doline n’a jamais été obstruée et même à la fonte des neiges il ne se forme pas de retenue dans cette cuvette.

2)  Un deuxième ruisseau naît dans une zone marécageuse se trouvant entre le chemin du « Grand Car », les ruines du chalet « Gauthier » et de la ferme « Henri Bavoux ». Les eaux proviennent d’écoulements provenant du chemin du « Grand Car »et de sources dans la tourbière en cours de formation. Elles s’écoulent ensuite vers le Sud-Ouest et disparaissent dans une doline peu profonde dont le fond est garni de pierres. Cet exutoire a toujours permis l’écoulement des eaux, même au moment de la fonte des neiges.

Il est probable qu’au 17ème ou 18ème siècle un canal a été creusé pour permettre aux eaux de ce ruisseau de suivre le flanc de la Combe pour aboutir au lieu-dit « Le Crêt de la Scie » en face de la ferme Paul Gindre-Marie Gauthier (actuellement occupée par le Ski-Club de Saint-Claude). Actuellement le « Le Crêt de la Scie » n’existe plus. Il s’agissait d’une élévation de terrain d’une dizaine de mètres résultant probablement d’une moraine glaciaire. Les bulldozers ont rasé celle-ci lors de l’aménagement de la route actuelle à proximité du téléski de la « Serra ». La pente naturelle du terrain aurait conduit l’eau dans la doline située en face de l’ancienne ferme de l’ « Abbaye », (actuellement Café-Restaurant « Chez la Cocotte ». Probablement depuis le 17ème ou le 18ème siècle un canal avait été creusé pour récupérer l’eau au niveau du « Crêt de la Scie » pour aller grossir un autre petit ruisseau qui prenait sa source dans le pâturage de la ferme « Fournier » (actuellement ferme « Legrand »). Une scierie fonctionnait au 19ème siècle près de l’emplacement actuel du départ du téléski de la Serra. 

L’ancienne route contournait l’éperon formé par le « Crêt de la Scie ». Ce contour s’appelait d’ailleurs le « contour du Crêt de la Scie ». Le resserrement de la Combe avait sûrement été choisi pour faciliter la construction du petit barrage alimentant la roue à aubes. Un canal avait été creusé du « Crêt de la Scie » jusque vers l’école de la Combe du Lac. Celui-ci s’est progressivement obstrué de 1930 à 1960 et l’eau suivant la pente naturelle s’est écoulée dans la zone marécageuse située à un niveau inférieur à celui du canal. Ce dernier a été remis en état au moment de l’aménagement du grand parking du téléski de la Serra. Lorsque j’avais 4 ou 5 ans (1921-1922) ce canal était encore en bon état et il limitait une prairie située à l’enversi du marécage. La famille Gauthier fanait cette prairie qui est devenue un pâturage. Les boissons étaient mises à rafraîchir dans le ruisseau canalisé.

Ce ruisseau est grossi par l’eau d’une source située devant la ferme Legrand. Un barrage permettait à une scierie de fonctionner face à la maison du « Dumet », actuellement poterie Guibert. Le bâtiment qui abritait la scie était construit en bois et après la guerre 14-18il avait encore une toiture mais la machine ne fonctionnait plus. Les ruines du soubassement constitué par des pierres taillées sont encore visibles lorsque l’on remonte le lit du ruisseau à partir de la route qui conduit au téléski de la Combe du Lac.

Le ruisseau qui ne se perd plus dans les dolines continue à couler jusqu’au lac. A 100m de la partie amont du lac on remarque encore les vestiges d’une autre scierie dont je n’ai jamais vu le toit.

J’ai l’impression que les ruisseaux de l’époque de mon enfance avaient un débit plus important qu’actuellement. Les sources qui l’alimentaient avaient-elles un plus fort débit ? Je ne puis l’affirmer. Toutefois compte-tenu de la nature du sous-sol calcaire il est probable que les infiltrations deviennent de plus en plus importantes. D’autre part le fait d’avoir entretenu le lit des ruisseaux et canalisé certaines parties a eu pour conséquence d’éviter la perte des eaux soit dans les dolines, soit dans les parties marécageuses.

En procédant ainsi les propriétaires poursuivaient un double but :

1. Ils évitaient la formation des zones marécageuses et récupéraient des terrains incultes qui pouvaient être utilisés comme pâturage ou même comme prairie à « lèche » (plante impropre à la nourriture du bétail mais pouvant être utilisée comme litière pour le bétail).

2. Ils permettaient de créer des barrages destinés à faire tourner des roues à aubes actionnant les scieries. Ces barrages remplis pendant la nuit permettaient aux scieries de fonctionner au moins une partie de la journée pendant le printemps et l’automne et même toute la journée à la fonte des neiges. Pendant la période sèche les scieurs étaient occupés aux travaux des champs.

L’aménagement du ruisseau permettait d’autre part de mieux remplir le lac qui lui, constituait une importante réserve d’eau utilisée par deux scieries construites sur 2 dolines situées à proximité.

Il faut remarquer aussi que les agriculteurs ont, pour la plupart, construit leur ferme à l’adret mais qu’ils étaient presque toujours propriétaire de terrains à l’enversi et en fond de combe. Ils cherchaient à ce que la zone marécageuse soit la plus étroite possible. Tout ce qui était utilisable en pâturage ou prairie après drainage valorisait la propriété.

Certaines zones proches des ruisseaux sont de véritables tourbières.
(La tourbe a été exploitée jusqu’en 1914).
Ce sont :
-la tourbière face à « Neige et Plein Air »
-la tourbière face à l’Abbaye
-la tourbière du Boulu face à la ferme Regard-Jacobée.
ANNEXE N°1
Copie du panneau existant près de la perte aval du lac
ANNEXE N°2
Carte n°3 de Saint-Claude 1/20000 (extrait « La combe du Lac »)

LES SCIERIES

Scierie de la doline aval, aujourd'hui disparue 

En 1812 il existait 7 scieries à la Combe du Lac. On ne retrouve pourtant pas la profession de « scieur » dans les énumérations des professions existant dans la commune au 19ème siècle. (voir ouvrage de M. Duhem).

Cela s’explique de la manière suivante:

  1. Compte-tenu du débit irrégulier des ruisseaux ces scieries ne devaient fonctionner que quelques mois dans l’année probablement d’avril à mai et de septembre à novembre. L’eau était éclusée pendant la nuit ou pendant plusieurs jours selon le débit. Seules les 2 scieries alimentées pendant une période plus longue et disposant d’une réserve importante pouvaient fonctionner plus régulièrement : ce sont celles qui utilisent l’eau du lac (1 scierie amont et 1 scierie aval).
  2. D’autre part les scieurs étaient en même temps des cultivateurs et c’est probablement pour cela qu’ils ne figurent pas sous cette rubrique dans les statistiques. Les scieurs faisaient surtout du « sciage à façon » pour les propriétaires des environs qui construisaient ou entretenaient leurs maisons (renouvellement des toitures en tavaillons).

Pourquoi y-avait-il un aussi grand nombre de scieries pour une combe de surface aussi limitée ? 2 ou 3 aurait eu une capacité de production suffisante pour les besoins locaux. Il n’est pas impossible que la jalousie entre propriétaires ait conduit à cette prolifération.

On peut également penser qu’il s’est produit un même courant de pensée que celui qui a conduit à la prolifération des « greniers-forts » ? Les propriétaires les plus importants voulaient, je pense, disposer de « leur scierie ».

REMARQUE:
En l’absence de ces scieries le débit des bois nécessaires à la construction des fermes et à l’entretien des toitures et bataillages il aurait fallu procéder par le procédé des « scieurs de long » ou transporter les bois en grumes vers la scierie des Molunes à Septmoncel ou à la scierie de Bois d’Amont ou Morez.
Ne pas oublier que jusqu’en 1880 les toitures et bataillages étaient réalisés avec les « tavaillons ».

FIGURES LOCALES

Ceux qui ont dirigé notre commune...

Eugène GROSGOGEAT

1870 - 1871 & 1876 - 1912

Jules Elisée DELACROIX

1912 - 1944

Jules GAUTHIER

1944 - 1955

Emile DALLOZ

1955 - 1977

Georges GUYON

1977 - 1989

Raymond GUIBERT

1989 - 1990

Jean DANIEL

1990 - 2001

Bernard BAVOUX

2001 - 2008

Francis LAFORGE

2008 - 2014

Tous des champions... de ski, mais pas seulement !

L'union sportive de Lamoura est le plus ancien club du comité du Jura. Il fut créé en 1909 par Fernand Michalet, alors instituteur à Lamoura. Dès le début, des concours de ski furent organisés, au cours desquels les jeunes de la région rivalisaient d'agilité et d'endurance.

De 1911 à 1969,  bon nombre de lamourantins ont été médaillés:

- Zénon GAUTHIER - Marcel FORESTIER-MARÉCHAL - André GAUTHIER

- Marcel GINDRE

- Albert SECRÉTANT - Robert GINDRE - Roger DALLOZ

- Denis DELAVENNA

- Marcel GRUET - Robert MILLET - Jean DELACROIX

- René MANDRILLON

- G. PERRIER - J. PERRIER - Gervais GINDRE

- René SECRÉTANT

- Serge LEGRAND - Aimé GRUET-MASSON - Claude LEGRAND

- Yves MANDRILLON

- Alain GUY - Félix MATHIEU

- Jean-Claude DALLOZ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De 1970 à nos jours, les lamourantines et lamourantins continuent à marquer l'histoire du sport:

Muriel MANDRILLON : championne de France junior slalom spécial et championne de France senior slalom spécial

Nicolas GINDRE: champion du Jura cadet en 1976, champion de Franche-Comté ASSU 1977 cadet, champion du Jura junior en 1978,champion de France biathlon en 1979, champion de France relais 1980

Françoise GINDRE: championne du Jura 1978, championne de France ASSU 1978, championne de France junior 5km 1979, 10ème au championnat du monde universitaire, championne de France 8 km 1980, vice-championne de France des 10 et 20 km 1983, championne de France des 20km en 1984

Laurence VOLTA : championne du Jura minime en slalom géant 1978, championne du Jura minime en spécial et géant 1979, 3ème de la coupe de France de descente

Roger CHEVASSUS : champion d'Europe du combiné fond-slalom des moniteurs 1981

Aline MANDRILLON : 4 ans en équipe de France ski alpin, médaille de bronze championnat du monde junior, plusieurs sélections en coupe du monde

Laurent MANDRILLON : double champion du monde 1993/1994 de triathlon militaire sous les couleurs de l'ENHM

Laurence GINDRE : double championne de France du relais avec le Jura, sélectionnée en Coupe du Monde, deux fois deuxième à la Transjurassienne, deuxième au classement général Wordloppet, trois fois vainqueur de la Traversée du Massacre, championne de France du 30 km, plusieurs victoires aux challenges des moniteurs en coupe du monde, vainqueur d'une coupe d'Europe de descente, 6ème et 10ème en coupe du Monde

Catherine GINDRE : sélectionnée en équipe de France junior, championne du Jura, vainqueur du Marathon de Prénovel, 5ème à la Transjurassienne en 1997

Yohann GAUTHIER : sélectionné en coupe du monde de biathlon, vainqueur d'une coupe d'Europe en Allemagne, 6ème au général 20 km, vainqueur de l'épreuve de coupe de France de Menthièvre, 4ème général coupe de France 1998/1999

Yann CARREZ : vainqueur coupe du Jura ski de fond 2010/2011, second en 2009

Laura GRENIER-SOLIGET : coupe du monde de télémark en 2008 (11eme du sprint, 13eme en classique), 2ème à la coupe du monde de 2010

Renée GRENARD: Première dame du Trail des 7 monts 2012, 1ère Rubatée blanche 2010,Transjutrail, 1ère Ultra Trail en Terres du Jura 2011, Rubatée verte, 2ème à l'envolée nordique de 2004 en mixte avec Eric

Maxime GRENARD : envolée nordique

Christian GINTER : 25 participations au marathon des sables

Sébastien GINTER : 1 participation au marathon des sables

Anthony GINTER : 4 participations au marathon des sables

François GONON : champion du monde de course d'orientation 2011 et  plusieurs podiums mondiaux ;  localement, vainqueur de la dernière édition de l’Enjambée des 7 monts

Ferréol CANNARD : biathlète, médaille de bronze aux JO de Turin en 2006, championnat du monde de 2004

Jany LESEUR : 1er Rubatée blanche 2010, 1er Rubatée verte 2011

François DAUVERGNE : qualifié aux championnats du monde de triathlon  demi ironman en 2011 et ironman en 2012 (natation :3,8km + vélo :180km  + course : 42,195km )     

Grégory BAILLY : 2° de la coupe du Jura de ski de fond 2011-2012

Loïc BROUET : champion de France en ski-alpinisme dans la catégorie cadet, en vertical race (montée sèche) et en sprint le 12 janvier 2014

Ils ont marqué notre village

Hommages publiés dans notre bulletin municipal

Alain ROUSSEAU 1950/2010
Naissance à Morez en 1950
Etudes aux Beaux Arts de Besançon dès 1968
Une année aux USA
Fréquente le Haut Jura par les collectivités, Ecole des Neiges , Focepy.
Rencontre l’Agnès
En 1976, installation avec Raymond Guibert à la Loge d’arbez ( Sepmoncel) de la poterie qui restera ouverte jusqu’en 1980.
De 1980 à 1990 artisan potier à Lamoura
Un poste se crée à l’office de tourisme de la station, Alain y sera responsable de l’événementiel et proposera de nombreuses animations et des spectacles très variés.
Avec la mise en place de la Sogestar il deviendra responsable des éditions de cette grande structure jusqu’à l’été dernier. Il sera toujours très exigeant et rigoureux dans cette mission.
Parallèlement , Alain s’est toujours investi dans l’animation du village, dès 1989 il est à l’initiative de ce qui deviendra l’Abonde. Avec Agnès, il est l’inventeur de l’appellation de cette manifestation désormais si reconnue.
Très tôt il s’est passionné pour le monde du spectacle et s’est investi dans l’aventure théâtrale du Banc d’Âne.
Indépendant, cultivé, attentif à la vie locale, passionné, sans concessions, entier, rebelle, un peu anar, mais aussi et surtout, bon vivant, aimant sa famille, les bons livres, les vrais amis, le bon vin, les jeux de cartes (et accessoirement les jolies nanas !).
Il a, par toutes ses actions, contribué à donner de son village une vision dynamique, vivante, inventive pour sortir de la torpeur habituelle.
En lui rendant un hommage émouvant le 30 mars au foyer rural, tous ses amis ont voulu s’associer à la peine et soutenir Agnès, ses enfants, ses petits enfants et l’ensemble de sa famille.

Pierre LEGRAND 1934/2009
Un « Combalaqui » nous a quitté
Plusieurs centaines de personnes avaient répondu à l’invitation de sa famille en cette après-midi ensoleillée du 12 mars, afin de rendre un dernier hommage à Pierre Legrand, décédé quelques jours plus tôt. Pierre Legrand est né à la Combe du Lac en 1934. Après avoir fréquenté l’école jusqu’à 14 ans, il travaille à la ferme familiale. Puis c’est le service militaire au Maroc. En 1957 il épouse Claudette. Ils auront trois enfants, Pascal, Dominique et Eric.
En 1959, il se lance avec son père dans l’aventure touristique avec la construction du restaurant de la combe du lac. Il reprendra ensuite la ferme familiale qu’il développera jusqu’à sa retraite avant de passer le flambeau à son fils Eric.
Pierre est rentré au conseil municipal de Lamoura en 1989 dans l’équipe de Raymond Guibert puis de Jean Daniel.
Il était le sage de l’assemblée municipale, toujours calme, posé, réfléchi. Ses interventions étaient pertinentes, frappées au coin du bon sens, avec toujours une pointe d’humour. Et si , lors des réunions du conseil parfois un peu longues, ses paupières se fermaient, son esprit était toujours en veille, prêt pour une répartie dont il avait le secret.
Le Pierre, grand amateur de cartes, écumait tous les concours de belote et surtout de tarot de la région, sans compter les parties du jeudi soir avec ses copains, autour d’un bon casse-croûte …
A la retraite, il multiplie les voyages, notamment au Canada où son frère Claude et son fils Pascal se sont installés.
Il pourra profiter de ses petits enfants, Valdie, Manon, Tania, Laura et Sarah, ainsi que de son arrière petit-fils Vincent.
Mais la maladie l’a rattrapé et le Pierre nous a quitté le 6 mars 2009.

Armand ROBEZ-MASSON 1928/2010
Voici ce qu’écrivaient dans leur journal, les élèves d’une classe de Morez au printemps 97 en séjour écri-lecture à l’Ecole des Neiges.
Nombreux sont ceux qui se souviendront de ce personnage atypique, que l’on croisait dans les rues du village, à vélo ou un bâton de ski à la main… Mimi nous a quittés le 2 novembre 2010… Nul doute que son souvenir planera longtemps sur « le Grain d’orge ».